Sinon, tu ris, je ris, avec cet espèce de bruit que mes amis appellent mon rire, mais qui n'est rien d'autre qu'une espèce de protection contre ma rage & mes sanglots. Ce rire que l'on entend à 500m aux alentours. Alors tu ris à en avoir mal partout , rire pour faire rire les autres, faire la conne, paraître heureuse, c'est ce que je sais le mieux faire. Transmettre ma bonne humeur, ma joie, mon sourire, consoler les uns & les autres, afficher des sourires sur leurs visages si médiocres. Leur expliquer que la vie est belle, bordel, qu'il faut en profiter au maximum alors que j'en pense tout le contraire. Mais je continue, les minutes, heures, jours, semaines, mois, années passant. Je continue. Je veux les rendre heureux, si moi-même je n'arrive pas à me rendre heureuse. Je veux qu'ils soient heureux, qu'ils en sortent méritants ou non. Je veux qu'il y arrivent à ma place, leur apprendre & être fière d'avoir contribué à leur bonheur & à leurs éclats de rire. Qu'ils passent de bons moments en ma compagnie, qu'ils comprennent que le bonheur ne réside pas que dans des choses matérielles. Je ne suis pas non plus ici pour amuser la galerie, un espèce d'animal de zoo ou un clown qui s'amuserait à se balancer des tartes à la gueule pour faire rire les imbéciles. Mais je suis là, vois-tu & chaque personne qui me connaît sait qu'elle peut me trouver n'importe où n'importe quand si elle a besoin de moi, que ce soit ma pire ennemie ou ma meilleure amie, une personne dont j'ignore complètement le nom ou quelqu'un qui m'a causé du tort. Je suis là pour tout le monde, là est le problème. Les gens profitent & moi je ferme les yeux. Je rêve. Une utopie grandissante en moi qui me dit que toutes ces personnes matérialistes, superficielles & intéressées deviendront un jour des personnes sincères & aimantes. C'est ce que l'on appelle une idylle mais je préfère le mot utopie. Cette chose qui n'existera sûrement jamais. Mais je reste là, avec cet espoir en moi. Je suis ridicule, je sais.
C'est ce qui fait ma particularité.